Quels sont les différents types d’interphones ?
Il existe 4 grandes familles d’interphones : audio simple (30-150 €), vidéo (150-500 €), Intratone connecté pour copropriétés (1 500-6 000 € pour un immeuble) et systèmes IP pour entreprises. Le choix dépend du contexte : niveau de sécurité, taille d’immeuble, présence à domicile et budget.
Table des matières
Article rédigé par Yan Marchetti, connaisseur des systèmes d’interphonie, de serrurerie et de sécurisation des accès.
Un interphone ne se choisit pas uniquement sur une fiche produit. Sur le terrain, chaque entrée a ses contraintes : type de porte, état du bâti, câblage existant, nombre d’utilisateurs, exposition au vandalisme, distance entre la platine de rue et le poste intérieur, ou encore compatibilité avec une gâche électrique, une ventouse électromagnétique ou un portail motorisé.
C’est pour cette raison qu’un interphone doit être pensé comme un véritable élément de serrurerie et de sécurité. Il ne sert pas seulement à parler avec un visiteur. Il participe au contrôle de l’accès, à la protection du hall, à la gestion des entrées et au confort des occupants. Dans un immeuble, un commerce ou une entreprise, il devient même un point central de la sécurité quotidienne.
Dans une maison, un immeuble, un commerce ou une entreprise, le bon choix dépend rarement d’un seul critère. Un modèle très moderne peut être inadapté si le câblage ne suit pas. À l’inverse, une installation ancienne peut parfois être modernisée sans tout remplacer, à condition de bien identifier la technologie en place. C’est souvent là que l’expérience d’un professionnel fait la différence.
OFIP Serrurerie intervient à Paris pour l’installation d’interphonie, le remplacement d’anciens interphones, la pose de gâches électriques, de ventouses, de digicodes et de systèmes de contrôle d’accès. L’objectif est toujours le même : proposer une solution fiable, adaptée à l’entrée, au bâtiment et à l’usage réel des occupants.
Un interphone, ce n’est pas seulement une sonnette améliorée
Beaucoup de particuliers comparent encore l’interphone à une sonnette. En réalité, la différence est importante. Une sonnette signale simplement qu’une personne attend devant la porte. Un interphone permet d’identifier le visiteur, de communiquer avec lui et, selon l’installation, de déclencher l’ouverture de la porte à distance.
Dans une maison individuelle, cela apporte surtout du confort. L’occupant n’a plus besoin de sortir pour savoir qui se présente au portail. Dans un immeuble, l’enjeu est plus important. Une porte d’entrée collective mal contrôlée devient rapidement un point faible. Les résidents ouvrent parfois sans vérifier, les codes circulent, les badges se perdent et les anciennes platines finissent par mal fonctionner.
Un bon système d’interphonie doit donc être fiable, simple à utiliser et adapté au bâtiment. Il doit aussi fonctionner correctement avec la partie serrurerie : serrure électrique, ferme-porte, gâche, ventouse, digicode ou lecteur de badge. Si la porte ferme mal ou si la gâche est mal réglée, même le meilleur interphone ne donnera pas un résultat satisfaisant.
C’est un point souvent oublié. L’interphone ne fait pas tout. Il donne l’ordre d’ouverture, mais c’est la mécanique de la porte qui assure la fermeture, le verrouillage et la sécurité réelle de l’accès. Une installation sérieuse doit donc être pensée dans son ensemble.
Les principaux types d’interphones

Il existe plusieurs familles d’interphones. Chacune répond à un usage précis. Le choix dépend du bâtiment, du budget, de l’installation existante, du niveau de sécurité attendu et du confort recherché. Sur le terrain, il faut aussi tenir compte de la maintenance future. Un système facile à réparer et à faire évoluer sera souvent plus intéressant qu’un produit séduisant au départ, mais difficile à maintenir.
L’interphone audio
L’interphone audio est le système le plus simple. Il permet de parler avec une personne située devant la porte, le portail ou l’entrée d’un immeuble. Il convient aux installations où le besoin principal est de communiquer avant d’ouvrir, sans forcément avoir besoin d’une image vidéo.
Ce type d’interphone reste utile dans une petite copropriété, une maison individuelle ou un local professionnel simple. Il a l’avantage d’être économique, robuste et souvent plus facile à maintenir qu’un système vidéo. Sur certaines installations, le poste intérieur ressemble à un combiné téléphonique. Sur d’autres, il s’agit d’un poste mains libres plus moderne.
L’interphone audio peut être pertinent lorsque l’entrée est déjà visible depuis une fenêtre ou lorsque le niveau de risque est limité. Il permet de vérifier rapidement l’identité d’un visiteur par la voix. Pour une petite entrée peu exposée, cela peut suffire.
En revanche, il ne permet pas de voir la personne. Pour une entrée donnant directement sur rue, un hall d’immeuble fréquenté, une entreprise recevant du public ou un portail éloigné, le visiophone apporte un niveau de contrôle supérieur. Il limite les ouvertures à l’aveugle et rassure les utilisateurs.
Le visiophone ou interphone vidéo
Le visiophone ajoute une caméra à la platine extérieure. L’utilisateur peut voir la personne avant d’ouvrir. C’est un vrai plus, notamment dans les maisons avec portail, les immeubles résidentiels, les bureaux, les cabinets médicaux, les commerces ou les locaux professionnels.
Sur une installation professionnelle, la qualité de la caméra, l’angle de vision, l’éclairage nocturne et la résistance de la platine sont des points importants. Un visiophone bas de gamme peut donner une image peu exploitable, surtout la nuit, en contre-jour ou lorsque la personne se tient légèrement de côté. Il faut donc regarder au-delà du simple écran intérieur.
Un bon visiophone doit permettre une identification claire. L’image doit être suffisamment nette, la platine doit être bien positionnée et l’éclairage de l’entrée doit être cohérent. Si la caméra est posée trop haut, trop bas ou trop loin du passage naturel, l’utilisateur risque de mal voir le visiteur. La pose compte donc autant que le choix du matériel.
Le visiophone peut aussi s’intégrer à une installation plus complète avec badge, digicode, caméra ou système de vidéosurveillance. Dans certains bâtiments professionnels, il peut être relié à un poste d’accueil ou à plusieurs utilisateurs. Cela permet de mieux gérer les visiteurs, les livraisons et les accès sensibles.
L’interphone filaire
L’interphone filaire reste souvent la solution la plus stable. Il utilise des câbles pour relier la platine de rue, les postes intérieurs et le système d’ouverture. Quand le câblage est propre, c’est une installation fiable dans le temps. C’est pourquoi cette solution reste très présente dans les immeubles, les bureaux et les installations durables.
Dans les bâtiments avec plusieurs utilisateurs, le filaire est souvent privilégié. Il limite les pertes de signal, fonctionne sans dépendre d’un réseau mobile ou Wi-Fi, et offre une meilleure continuité de service. Sur une copropriété, un commerce ou un bâtiment professionnel, cette stabilité est un vrai avantage.
Avant de remplacer un ancien interphone filaire, il faut toutefois vérifier le nombre de fils, la tension, la technologie utilisée et la compatibilité avec la nouvelle platine. Deux interphones peuvent se ressembler extérieurement, mais fonctionner avec des systèmes totalement différents. Un mauvais choix peut provoquer une panne, une absence d’appel ou un dysfonctionnement de l’ouverture.
Dans certains cas, le câblage existant peut être réutilisé. Dans d’autres, il faut prévoir une adaptation ou un remplacement partiel. Le diagnostic est donc indispensable. Il permet de savoir si l’installation peut évoluer simplement ou si une rénovation plus complète est nécessaire.
L’interphone sans fil
L’interphone sans fil est apprécié lorsqu’il est difficile de tirer des câbles. Il peut convenir à une maison, un portillon, une petite entrée ou un local où les travaux seraient trop contraignants. Certains modèles fonctionnent avec une liaison radio, d’autres avec le Wi-Fi ou une application mobile.
Sur le papier, c’est une solution pratique. Dans la réalité, il faut être attentif à la portée, à l’épaisseur des murs, aux interférences, à l’alimentation électrique et à la qualité du signal. Dans un immeuble ancien, un environnement dense ou une entrée éloignée, les performances peuvent varier.
Un interphone sans fil peut donc être une bonne solution, mais il ne faut pas le choisir uniquement pour éviter les travaux. Le contexte du bâtiment doit être étudié avant la pose. Une liaison instable peut vite devenir pénible au quotidien, surtout si les appels n’arrivent pas toujours ou si l’ouverture à distance fonctionne mal.
Pour une maison individuelle, un modèle sans fil vidéo peut être intéressant si la distance reste raisonnable et si l’environnement radio est favorable. Pour une copropriété ou une entreprise, il faut être plus prudent. La fiabilité doit rester prioritaire.
L’interphone GSM
L’interphone GSM fonctionne avec le réseau mobile. Lorsqu’un visiteur sonne, l’appel arrive sur un téléphone. L’utilisateur peut répondre et ouvrir à distance. Ce type de système est très utilisé dans les copropriétés et les bâtiments où le câblage intérieur est compliqué.
Son intérêt est évident en rénovation. Il évite parfois de remplacer tous les combinés dans les logements. Le syndic peut aussi gérer les noms, les badges ou les accès plus facilement selon les marques et les abonnements choisis. Dans certains immeubles, cela réduit fortement les interventions dans les appartements.
Ce type de solution est aussi intéressant pour les parkings, les portails éloignés, les résidences ou certains locaux professionnels. L’utilisateur reçoit l’appel sur son téléphone et peut ouvrir sans être physiquement près d’un poste intérieur.
La vérification du réseau mobile est indispensable. Un interphone GSM mal couvert peut provoquer des appels manqués ou une ouverture peu fiable. C’est un point à contrôler avant toute installation. Il faut également prendre en compte l’abonnement, la gestion des utilisateurs et la maintenance dans le temps.
L’interphone connecté
L’interphone connecté permet de recevoir les appels sur smartphone. Il répond aux usages actuels : ouvrir à un livreur, vérifier une visite, gérer une entrée même en déplacement ou éviter de manquer un visiteur important. Pour les particuliers comme pour les professionnels, ce confort peut être très appréciable.
Cette solution est confortable, mais elle doit être installée correctement. Elle dépend souvent d’une connexion internet, d’une application ou d’un service en ligne. Il faut donc penser à la stabilité du réseau, à la sécurité des accès et à la simplicité d’utilisation pour les occupants. Un système trop complexe peut vite devenir mal utilisé.
Pour une entreprise ou une copropriété, l’interphone connecté peut être intéressant lorsqu’il est intégré à un vrai système de contrôle d’accès. Il peut fonctionner avec des badges, des droits utilisateurs et une gestion à distance. Dans ce cas, il ne s’agit plus seulement d’un gadget connecté, mais d’un véritable outil de gestion des entrées.
Il faut toutefois rester attentif à la protection des accès. Les comptes utilisateurs, les mots de passe, les droits d’ouverture et les applications doivent être gérés sérieusement. Une porte connectée doit rester une porte sécurisée.
L’interphone IP
L’interphone IP fonctionne avec le réseau informatique du bâtiment. Il est particulièrement adapté aux entreprises, immeubles récents, bureaux, locaux techniques et sites avec plusieurs accès. Il permet une gestion plus avancée que les systèmes classiques.
Il peut gérer plusieurs postes, plusieurs entrées, des renvois d’appel, une intégration avec la vidéosurveillance ou une supervision centralisée. C’est une solution performante, mais elle demande une configuration sérieuse. Le réseau doit être stable, sécurisé et correctement dimensionné.
Un interphone IP mal paramétré peut devenir source de panne ou de faille de sécurité. Il doit être pensé avec la partie réseau, mais aussi avec la partie serrurerie : porte, gâche, alimentation, secours, bouton de sortie et fermeture automatique. L’installation ne doit pas se limiter au branchement de la platine.
Dans les entreprises, l’interphone IP peut être une très bonne solution lorsque les accès doivent être gérés avec précision. Il peut être relié à un accueil, à un service interne ou à un système de contrôle d’accès déjà en place.
Le rôle du serrurier dans une installation d’interphone
Un interphone ne fonctionne jamais seul. Pour qu’il soit utile, il doit commander correctement l’ouverture. C’est là que l’expérience d’un serrurier prend tout son sens. Une installation peut être techniquement correcte côté électronique, mais inefficace si la porte ferme mal ou si la gâche n’est pas adaptée.
La gâche électrique doit correspondre à la serrure et au type de porte. Le ferme-porte doit être bien réglé. La serrure doit permettre une fermeture nette. La ventouse doit avoir une force suffisante. Le bouton de sortie doit être placé correctement. Une mauvaise coordination entre ces éléments peut créer des pannes répétées.
Sur une porte d’immeuble, par exemple, un interphone neuf ne réglera pas le problème si la porte ferme mal. De la même façon, une gâche mal alignée peut bloquer l’ouverture ou laisser la porte mal sécurisée. L’utilisateur aura alors l’impression que l’interphone fonctionne mal, alors que le problème vient parfois de la porte elle-même.
Le serrurier analyse donc l’ensemble de l’accès. Il ne se limite pas à la platine d’interphone. Il vérifie la porte, le bâti, la serrure, le système d’ouverture, l’alimentation électrique et l’usage réel des occupants. Cette approche permet d’éviter les installations fragiles et les dépannages à répétition.
Dans un immeuble ancien, il faut aussi composer avec les contraintes du bâti. Les portes peuvent être lourdes, déformées, mal alignées ou très sollicitées. Dans ce contexte, la qualité de pose et le réglage sont essentiels. Un système d’interphonie doit être robuste, mais il doit surtout être cohérent avec la porte qu’il commande.
Maison, immeuble ou entreprise : les besoins ne sont pas les mêmes

Le choix d’un interphone dépend beaucoup du lieu d’installation. Une maison individuelle, une copropriété, un commerce et une entreprise n’ont pas les mêmes contraintes. Le nombre d’utilisateurs, la fréquence de passage, le niveau de sécurité attendu et le type de porte changent complètement l’analyse.
Pour une maison individuelle
Dans une maison, l’interphone sert souvent à contrôler un portail ou un portillon. Le visiophone est généralement apprécié, car il permet de voir qui se présente avant d’ouvrir. Il apporte du confort, mais aussi une meilleure maîtrise des accès.
Le choix dépend surtout de la distance entre la maison et l’entrée, de la présence d’un portail motorisé, de l’alimentation disponible et du souhait de répondre depuis un smartphone. Si le portail est éloigné, il faut vérifier la portée ou prévoir une solution filaire. Si l’utilisateur veut ouvrir à distance, il faut vérifier la compatibilité avec l’automatisme du portail.
Dans une maison, il est aussi important de penser à l’usage quotidien. Une famille avec enfants, des livraisons fréquentes ou des absences régulières n’aura pas les mêmes besoins qu’un logement occupé en permanence. Un interphone connecté peut être utile pour gérer les visiteurs à distance, mais il doit rester simple à utiliser.
Pour un immeuble ou une copropriété
Dans un immeuble, l’interphone doit être robuste. Il est utilisé tous les jours par les résidents, les visiteurs, les livreurs, les prestataires et parfois les services d’urgence. La platine extérieure doit résister aux intempéries, aux chocs, aux manipulations répétées et parfois au vandalisme.
La copropriété doit aussi penser à la gestion des badges, au changement des noms, aux accès temporaires, aux pannes de combinés et à la maintenance. Un système simple à administrer peut faire gagner beaucoup de temps au syndic. À l’inverse, une installation mal choisie peut devenir une source permanente de réclamations.
Dans un immeuble parisien, il faut souvent composer avec des installations anciennes. Les câbles peuvent être difficiles à identifier, les postes intérieurs peuvent avoir été changés au fil des années et la platine peut être vieillissante. Avant de remplacer le système, il faut donc réaliser un vrai diagnostic.
Le choix entre filaire, GSM, vidéo ou badge dépendra du budget, de la configuration et du niveau de confort souhaité par les résidents. Pour certaines copropriétés, une solution GSM simplifie la rénovation. Pour d’autres, une solution filaire rénovée reste plus pertinente.
Pour une entreprise
Dans une entreprise, l’interphone devient souvent un outil de filtrage. Il permet de gérer les visiteurs, les fournisseurs, les livreurs et les zones réservées au personnel. L’objectif n’est pas seulement d’ouvrir une porte, mais de maîtriser les entrées.
Il peut être relié à un badge, un digicode, une caméra, une porte sécurisée ou un système de contrôle d’accès plus complet. Dans un bureau, il peut servir à orienter les visiteurs vers l’accueil. Dans un local technique, il peut limiter l’accès aux personnes autorisées. Dans un commerce, il peut sécuriser une entrée secondaire ou une zone de stockage.
Pour une entreprise, la traçabilité et la gestion des droits peuvent aussi devenir importantes. Tous les utilisateurs ne doivent pas forcément avoir accès aux mêmes zones. Un interphone associé à un contrôle d’accès permet de mieux organiser ces droits et de sécuriser les espaces sensibles.
Remplacer un ancien interphone : les points à vérifier
Le remplacement d’un ancien interphone demande de la méthode. Il ne suffit pas d’acheter un poste intérieur ressemblant à l’ancien. Beaucoup de systèmes ont des technologies différentes, même lorsqu’ils semblent similaires. C’est une erreur fréquente, notamment lorsqu’un occupant souhaite remplacer seul son combiné intérieur.
Il faut identifier la marque, la référence, le nombre de fils, le type de bus, la tension, la platine installée et le système d’ouverture. Certaines installations anciennes ne permettent pas un remplacement direct sans adaptation. Un appareil compatible visuellement ne l’est pas forcément techniquement.
Les marques comme Comelit, Urmet, Intratone, Aiphone, Legrand, Extel, Somfy ou Philips ont chacune leurs spécificités. Sur un système collectif, il faut être encore plus prudent. Une mauvaise intervention sur un combiné peut perturber plusieurs logements ou empêcher l’appel depuis la platine de rue.
Dans une copropriété, il est préférable de passer par le syndic ou un professionnel habitué à l’interphonie collective. Cela évite les erreurs de branchement, les incompatibilités et les pannes sur l’ensemble de la colonne. Le professionnel peut tester l’installation existante et proposer une solution adaptée.
Lors d’un remplacement, il faut également vérifier l’état de la porte. Si l’interphone commande une gâche électrique, celle-ci doit fonctionner correctement. Si la porte ne revient pas bien en fermeture, il faut parfois régler ou remplacer le ferme-porte. Une modernisation réussie ne concerne donc pas seulement le poste intérieur ou la platine.
Les accessoires qui font la différence
Un interphone efficace repose souvent sur plusieurs éléments complémentaires. La platine et le poste intérieur ne sont qu’une partie de l’installation. La qualité de l’ouverture, de la fermeture et de la gestion des accès dépend aussi des accessoires associés.
La gâche électrique
La gâche électrique permet d’ouvrir une porte à distance. Elle se pose généralement sur le dormant et libère le pêne lorsque l’utilisateur déclenche l’ouverture depuis l’interphone. C’est un élément courant dans les immeubles, les bureaux et certains commerces.
Elle doit être bien choisie et bien réglée. Une gâche inadaptée peut bloquer, vibrer, mal retenir la porte ou créer une faiblesse de sécurité. Il faut tenir compte du type de serrure, du sens d’ouverture, de la fréquence de passage et de la qualité de fermeture de la porte.
La ventouse électromagnétique
La ventouse électromagnétique est souvent utilisée sur les accès professionnels ou collectifs. Elle maintient la porte fermée grâce à une force magnétique. Elle peut être associée à un interphone, un bouton de sortie, un lecteur de badge ou un contrôle d’accès complet.
Son installation demande un réglage précis. Il faut que la porte ferme correctement et que les surfaces de contact soient bien alignées. Une ventouse mal posée perd en efficacité et peut provoquer des problèmes d’ouverture ou de fermeture.
Le digicode
Le digicode permet une ouverture par code. Il est très fréquent dans les immeubles et certains locaux professionnels. Il offre une solution simple, mais il doit être géré correctement. Un code qui circule trop largement perd rapidement son intérêt.
Pour maintenir un bon niveau de sécurité, il est conseillé de changer régulièrement les codes et d’éviter les combinaisons trop simples. Dans certaines copropriétés, le badge devient préférable, car il permet de désactiver un accès perdu ou non autorisé.
Le lecteur de badge
Le lecteur de badge apporte une gestion plus fine des accès. Chaque utilisateur dispose de son badge. En cas de perte, il peut être supprimé du système sans changer toute l’installation. C’est un avantage important pour les immeubles, les bureaux et les sites avec plusieurs utilisateurs.
Le badge peut compléter un interphone audio, vidéo, GSM ou IP. Il facilite l’accès des résidents ou salariés tout en gardant un meilleur contrôle. Pour les gestionnaires d’immeubles et les entreprises, c’est souvent une solution plus propre qu’un simple code partagé.
Comment choisir le bon interphone ?
Le bon interphone est celui qui correspond à l’usage réel du bâtiment. Pour une maison, un visiophone peut apporter un vrai confort. Pour une copropriété ancienne, un interphone GSM peut simplifier la rénovation. Pour une entreprise, un interphone IP ou une solution reliée au contrôle d’accès sera souvent plus adaptée.
Il faut éviter de choisir uniquement selon le prix. Un système peu fiable finit souvent par coûter plus cher en dépannage, en remplacement ou en insatisfaction des utilisateurs. Un interphone doit fonctionner tous les jours, sans compliquer la vie des occupants.
Avant l’installation, un diagnostic permet de vérifier le câblage, la porte, la serrure, l’alimentation et les besoins d’ouverture. C’est la meilleure façon de proposer une solution durable. Ce diagnostic permet aussi d’éviter d’installer un matériel trop limité ou, au contraire, inutilement complexe.
Le professionnel doit poser les bonnes questions : combien de personnes utilisent l’accès ? Faut-il ouvrir à distance ? L’entrée est-elle exposée au vandalisme ? Le bâtiment possède-t-il déjà des câbles ? La porte ferme-t-elle correctement ? Le système doit-il fonctionner avec un badge, un digicode ou une caméra ? Ces réponses orientent le choix du matériel.
Il faut également penser à la maintenance. Une marque connue, des pièces disponibles et une installation propre facilitent les réparations futures. Sur une copropriété ou une entreprise, ce point est essentiel. Un système difficile à dépanner peut devenir très contraignant.
Les erreurs fréquentes à éviter
La première erreur consiste à choisir un interphone sans vérifier l’installation existante. Un particulier ou un gestionnaire peut acheter un appareil qui semble compatible, puis découvrir que le câblage ou la platine ne permet pas son fonctionnement. Le résultat est une perte de temps et parfois un coût supplémentaire.
La deuxième erreur consiste à négliger la porte. Une porte qui ferme mal, une serrure fatiguée ou un ferme-porte mal réglé peuvent rendre l’installation peu fiable. L’interphone donne l’ordre d’ouverture, mais la porte doit ensuite se refermer correctement pour assurer la sécurité.
La troisième erreur concerne les produits trop bas de gamme. Sur une entrée peu utilisée, cela peut parfois suffire. Mais sur un immeuble ou un commerce, une platine fragile, une caméra médiocre ou des boutons peu résistants risquent de poser problème rapidement.
Enfin, il ne faut pas oublier l’usage des occupants. Un système très complet mais trop compliqué peut être mal utilisé. À l’inverse, une solution trop simple peut ne pas répondre aux besoins réels. Le bon choix se situe entre sécurité, confort, fiabilité et simplicité.
OFIP Serrurerie, spécialiste de l’interphonie et des accès sécurisés à Paris
Pour installer, remplacer ou moderniser un interphone à Paris, OFIP Serrurerie accompagne les particuliers, syndics, commerces et entreprises. L’intervention peut concerner une platine de rue, un combiné intérieur, une gâche électrique, une ventouse, un digicode, un lecteur de badge ou un système complet de contrôle d’accès.
L’objectif est simple : proposer une installation fiable, adaptée au bâtiment et cohérente avec le niveau de sécurité attendu. Un bon interphone doit être pratique au quotidien, mais aussi robuste, maintenable et compatible avec la serrurerie de la porte.
OFIP Serrurerie peut intervenir sur une installation existante pour identifier une panne, remplacer un ancien système ou proposer une solution plus moderne. L’entreprise peut également accompagner les projets neufs, les rénovations d’immeubles, les sécurisations de commerces et les besoins professionnels plus complets.
Pour un conseil ou un diagnostic, OFIP Serrurerie peut intervenir sur les projets d’interphonie, de contrôle d’accès et de sécurisation des entrées à Paris. Une installation bien pensée permet de gagner en confort, en sécurité et en fiabilité au quotidien.
