Cornière anti-pince : à quoi sert-elle et pourquoi l’installer sur une porte ?
Une cornière anti-pince est un rail métallique de plusieurs centimètres fixé en bordure de porte pour empêcher l’introduction d’un pied-de-biche entre la porte et le bâti. Elle complète une porte d’entrée standard et est souvent exigée par les assurances pour bénéficier des garanties vol. Coût : 80 à 200 € pose comprise.
Table des matières
Une porte d’entrée ne se résume pas à sa serrure. Beaucoup de particuliers pensent qu’une bonne serrure suffit à protéger un logement. C’est une erreur fréquente. En réalité, une tentative d’effraction vise souvent l’ensemble de la porte : le bâti, les paumelles, le cylindre, les points de fermeture, mais aussi l’espace situé entre la porte et son encadrement.
C’est précisément à cet endroit qu’intervient la cornière anti-pince. Ce renfort métallique, discret mais très utile, limite l’introduction d’un outil entre la porte et le dormant. Son rôle est simple à comprendre : empêcher ou compliquer l’effet de levier.
Pour un novice, le terme peut sembler technique. Pourtant, la logique est assez claire. Si un intrus ne peut pas glisser un pied-de-biche, une pince ou un outil plat dans l’espace de la porte, il lui devient beaucoup plus difficile de forcer l’ouverture. La cornière anti-pince ne rend pas une porte invincible, mais elle augmente fortement le niveau de résistance, surtout lorsqu’elle est associée à une serrure multipoint, un cylindre de sécurité et un blindage adapté.
Dans cet article, nous allons expliquer simplement ce qu’est une cornière anti-pince, comment elle fonctionne, dans quels cas l’installer, quelles erreurs éviter, et pourquoi elle peut faire partie d’une vraie stratégie de sécurisation de porte.
Qu’est-ce qu’une cornière anti-pince ?

Une cornière anti-pince est une pièce métallique posée sur le contour d’une porte. Elle se présente généralement sous la forme d’un profilé en acier, souvent en forme de L ou de U selon la configuration. Elle vient protéger la zone sensible située entre le vantail, c’est-à-dire la porte elle-même, et le dormant, c’est-à-dire l’encadrement fixé au mur.
Son objectif est d’empêcher l’insertion d’un outil de force dans l’interstice de la porte. Sans protection, cet espace peut devenir un point faible. Un cambrioleur peut chercher à y introduire un outil pour exercer une pression. Avec une cornière anti-pince bien posée, cet accès est beaucoup plus difficile.
La cornière agit donc comme une barrière mécanique. Elle ne remplace pas la serrure. Elle ne remplace pas non plus une porte blindée. Mais elle complète efficacement l’ensemble. C’est un peu comme une pièce de renfort dans une chaîne de sécurité : seule, elle a un intérêt limité ; associée aux bons équipements, elle devient très pertinente.
Sur une porte ancienne, notamment dans un immeuble parisien, la cornière anti-pince peut être particulièrement intéressante. Beaucoup de portes en bois ont du charme, mais elles peuvent présenter des jours, des faiblesses ou des jeux importants. Une cornière bien choisie permet alors de renforcer la porte sans forcément remplacer tout le bloc-porte.
Pour une protection plus complète, elle peut aussi s’intégrer à une intervention de blindage parisien, solution souvent utilisée lorsque l’on souhaite conserver l’aspect extérieur d’une porte en copropriété.
Pourquoi parle-t-on d’« anti-pince » ?
Le mot “anti-pince” vient de l’idée de bloquer l’utilisation d’un outil de type pince, pied-de-biche ou levier. Lorsqu’une porte présente un espace suffisant entre le battant et le cadre, cet espace peut être exploité pour créer une contrainte mécanique.
Le principe est assez simple. Un outil est inséré dans le jeu de la porte. Ensuite, une pression est exercée pour tenter de faire travailler la serrure, les pênes ou le bâti. Le but n’est pas forcément de casser la serrure directement. Il peut être de déformer la porte, d’écarter le dormant ou de créer assez de mouvement pour fragiliser le verrouillage.
La cornière anti-pince réduit cette possibilité. Elle recouvre ou protège les zones d’appui. Elle rend l’attaque plus bruyante, plus longue et plus risquée. C’est justement ce que l’on recherche en sécurité : retarder, décourager et rendre l’effraction moins simple.
Il faut bien comprendre une chose : la plupart des protections mécaniques n’ont pas pour but de rendre une effraction impossible. Leur rôle est d’augmenter le temps nécessaire et de réduire les chances de réussite. Une porte qui résiste plus longtemps peut suffire à décourager une tentative.
C’est aussi la logique des équipements certifiés. La certification A2P, délivrée après des essais en laboratoire et un contrôle de fabrication, sert à attester le niveau de résistance de produits de sécurité comme les serrures ou les blocs-portes.
À quoi sert vraiment une cornière anti-pince ?
La cornière anti-pince sert principalement à protéger les points vulnérables d’une porte. Elle intervient sur plusieurs aspects.
D’abord, elle limite l’accès au jeu entre la porte et le dormant. Ce jeu est parfois minime sur une porte récente bien posée. Mais sur une porte ancienne, voilée ou mal réglée, il peut être plus important. Ce petit espace peut devenir une faiblesse.
Ensuite, elle protège la zone de fermeture. Sur le côté serrure, elle empêche plus difficilement l’introduction d’un outil destiné à faire pression sur le pêne ou sur la gâche. Elle complète donc très bien une serrure multipoint, car les points de verrouillage doivent rester protégés sur toute la hauteur.
Elle peut aussi protéger le côté des paumelles. Les paumelles sont les éléments qui permettent à la porte de pivoter. Si elles sont visibles ou exposées, elles peuvent devenir un point de faiblesse. Certaines cornières ou certains renforts spécifiques permettent de limiter les attaques sur cette zone.
Enfin, une cornière anti-pince améliore l’effet dissuasif. Une porte renforcée se voit. Elle donne le signal que l’ouverture sera plus compliquée. Pour un cambrioleur opportuniste, cela peut suffire à faire abandonner la tentative.
Cornière anti-pince, serrure multipoint et cylindre : quelle différence ?
Pour bien comprendre l’intérêt de la cornière anti-pince, il faut distinguer les différents éléments de sécurité.
La serrure sert à verrouiller la porte. Une serrure simple peut avoir un seul point de fermeture. Une serrure multipoint verrouille la porte à plusieurs endroits, souvent en haut, au milieu et en bas. Elle répartit mieux la résistance sur la hauteur.
Le cylindre est la partie dans laquelle on insère la clé. C’est un élément très sensible, car il peut être visé par différentes attaques. Un cylindre de sécurité peut offrir une meilleure résistance au crochetage, au perçage, à l’arrachement ou à la casse, selon le modèle.
La cornière anti-pince, elle, ne verrouille rien. Elle protège l’accès mécanique aux zones faibles. Elle empêche surtout de glisser un outil entre la porte et le cadre.
Ces trois éléments sont donc complémentaires. Une bonne serrure sans protection du bâti peut rester vulnérable. Un bon cylindre sur une porte fragile ne suffit pas toujours. Une cornière anti-pince sans serrure adaptée protège seulement une partie du problème.
L’idéal est d’avoir une approche globale : porte en bon état, serrure certifiée, cylindre sécurisé, paumelles renforcées, cornières anti-pinces et, si nécessaire, blindage ou porte blindée.
Quand faut-il installer une cornière anti-pince ?
L’installation d’une cornière anti-pince est particulièrement recommandée dans plusieurs situations.
Sur une porte ancienne
Les portes anciennes, notamment dans les immeubles parisiens, sont souvent en bois massif. Elles peuvent être solides, mais leur conception n’a pas toujours été pensée pour les risques actuels. Avec le temps, le bois peut travailler. La porte peut se déformer légèrement. Le jeu avec le bâti peut devenir plus visible.
Dans ce cas, une cornière anti-pince peut renforcer la protection sans retirer le charme de la porte. C’est une solution souvent plus discrète qu’un remplacement complet.
Après une tentative d’effraction
Après une tentative d’effraction, il est fréquent de constater des traces sur le contour de la porte. Bois marqué, bâti abîmé, serrure forcée, gâche déformée : ces signes montrent que la porte a été attaquée sur ses zones sensibles.
Il ne faut pas se contenter de réparer uniquement ce qui est cassé. Il faut aussi comprendre comment l’attaque a été tentée. Si l’espace entre la porte et le dormant a été utilisé, la pose d’une cornière anti-pince devient très pertinente.
En cas d’urgence ou de porte endommagée, il est préférable de passer par une intervention de dépannage serrurerie afin de remettre la porte en sécurité rapidement.
Dans un appartement en copropriété
En copropriété, on ne peut pas toujours modifier librement l’aspect extérieur de sa porte. Certaines résidences imposent une harmonie côté palier. Cela peut limiter le remplacement par une porte très différente.
La cornière anti-pince, selon sa pose et sa finition, peut permettre d’améliorer la sécurité sans transformer complètement l’apparence de la porte. Dans certains cas, elle s’intègre à une solution de blindage qui conserve l’esthétique côté palier.
Pour les immeubles collectifs, il peut aussi être utile de consulter une page dédiée aux besoins des copropriétés, car la sécurité ne concerne pas seulement les portes privatives. Elle concerne aussi les halls, les caves, les accès communs et les locaux techniques.
Pour renforcer une porte sans la remplacer
Tout le monde ne souhaite pas installer immédiatement une porte blindée complète. Le budget, les contraintes de copropriété ou l’état de la porte peuvent orienter vers une solution intermédiaire.
Dans ce cas, la cornière anti-pince peut faire partie d’un renforcement progressif. On peut sécuriser la porte existante avec une meilleure serrure, un cylindre protégé, une plaque de renfort, des cornières et éventuellement une tôle de blindage.
Cette approche doit toutefois être étudiée par un serrurier. Une porte trop abîmée, trop légère ou mal posée ne deviendra pas réellement performante avec un simple accessoire.
Les différents types de cornières anti-pinces
Il existe plusieurs configurations de cornières anti-pinces. Le choix dépend de la porte, du bâti, du sens d’ouverture et du niveau de sécurité recherché.
La cornière côté serrure
C’est l’une des protections les plus courantes. Elle se pose sur le côté où se trouvent la serrure et les points de fermeture. Son rôle est de protéger la zone entre le pêne, la gâche et l’encadrement.
Elle est particulièrement utile lorsque la porte possède un jeu visible côté serrure. Elle limite les tentatives de levier sur cette partie.
La cornière côté paumelles
Le côté paumelles est parfois oublié. Pourtant, il peut être sensible si les paumelles sont exposées ou si la porte est ancienne. Une protection adaptée permet de renforcer cette zone.
Elle peut être associée à des renforts anti-dégondage. Le but est d’éviter qu’une attaque sur les paumelles permette d’affaiblir la porte.
La cornière périphérique
La cornière périphérique protège plusieurs côtés de la porte. Elle offre une défense plus complète, car elle limite l’accès aux jeux sur une plus grande partie du contour.
Elle est souvent intéressante dans le cadre d’un renforcement sérieux d’une porte existante. Elle doit toutefois être posée avec précision, car une mauvaise pose peut gêner l’ouverture ou créer des frottements.
La cornière intégrée à un blindage
Dans le cadre d’un blindage, la cornière anti-pince peut être intégrée à un ensemble plus complet. Le blindage peut comprendre une tôle d’acier, une serrure multipoint, des renforts de paumelles et des protections périphériques.
La page blindage et porte blindée d’OFIP présente justement cette logique de protection globale, avec des solutions adaptées aux appartements, maisons et caves. OFIP indique, qu’il faut installer des portes blindées et des blindages certifiés A2P à Paris et en Île-de-France.
Une cornière anti-pince suffit-elle à sécuriser une porte ?
Non, une cornière anti-pince ne suffit pas toujours. Elle est utile, mais elle ne doit pas être vue comme une solution miracle.
Si la serrure est ancienne, fragile ou mal posée, la porte restera vulnérable. Si le cylindre dépasse trop, il peut être exposé. Si le bâti est faible, il peut céder. Si la porte elle-même est creuse ou trop légère, elle peut être attaquée autrement.
La cornière anti-pince est donc un complément. Elle devient vraiment efficace lorsqu’elle s’intègre dans un ensemble cohérent. Pour un appartement, cet ensemble peut inclure :
une serrure multipoint certifiée ;
un cylindre haute sécurité ;
une protection de cylindre ;
des cornières anti-pinces ;
des renforts de paumelles ;
un bâti en bon état ;
Un blindage intérieur si nécessaire.
Pour une protection supérieure, la porte blindée d’appartement reste une solution plus complète. Un bloc-porte blindé associe la porte, le bâti, la serrure et les renforts dans un ensemble conçu pour fonctionner ensemble.
La certification A2P des blocs-portes distingue notamment les niveaux BP1, BP2 et BP3, avec des niveaux croissants de résistance à l’effraction.
Comment savoir si votre porte a besoin de cornières anti-pinces ?
Un novice peut déjà repérer certains signes.
Vous voyez un espace important autour de la porte
Si vous voyez clairement un jour entre la porte et son cadre, la question mérite d’être posée. Un léger jeu peut être normal. Mais un espace trop important peut faciliter une attaque.
La porte bouge lorsqu’elle est fermée
Une porte qui bouge dans son cadre, même verrouillée, peut signaler un problème de réglage, de gâche ou de verrouillage. La cornière peut aider, mais il faut d’abord comprendre l’origine du mouvement.
Le bois est marqué près de la serrure
Des marques, éclats ou traces de pression autour de la serrure peuvent indiquer une ancienne tentative d’effraction. Dans ce cas, il faut renforcer la zone.
La serrure est ancienne
Une serrure ancienne peut fonctionner correctement au quotidien, mais ne pas offrir un bon niveau de résistance. Avant d’ajouter une cornière, il est utile de vérifier aussi la serrure et le cylindre.
Vous habitez en rez-de-chaussée ou dans une zone exposée
Les logements en rez-de-chaussée, les portes donnant sur une cour, les accès peu visibles ou les caves peuvent nécessiter une protection renforcée.
Pour les caves, par exemple, une <a href= »https://ofipserrurerie.fr/porte-cave-blindee/ »>porte de cave blindée</a> peut être plus adaptée qu’un simple renfort si des biens de valeur sont stockés.
Comment se déroule la pose d’une cornière anti-pince ?
La pose doit être précise. Une cornière mal installée peut gêner la fermeture, provoquer des frottements ou créer un mauvais alignement.
Le diagnostic de la porte
Le serrurier commence par examiner la porte. Il vérifie l’état du bois ou du métal, le jeu existant, le type de bâti, le sens d’ouverture, les paumelles, la serrure et les points de fermeture.
Cette étape est importante. Il ne faut pas poser une cornière au hasard. Chaque porte a ses contraintes.
La prise de mesures
Les mesures doivent être précises. Une cornière trop courte protège mal. Une cornière mal positionnée peut empêcher la porte de fermer correctement.
Le serrurier tient aussi compte des irrégularités. Dans l’ancien, les portes ne sont pas toujours parfaitement droites.
Le choix du profilé
Le choix dépend de la configuration. Acier, finition, épaisseur, forme, longueur : chaque élément compte. L’objectif est de protéger sans rendre la porte difficile à utiliser.
La fixation
La cornière est fixée solidement sur la porte ou le bâti selon la configuration. La fixation doit résister aux contraintes. Elle doit aussi rester propre visuellement, surtout dans un appartement.
Les réglages
Après la pose, il faut tester l’ouverture, la fermeture et le verrouillage. Une porte sécurisée doit rester agréable à utiliser. Si vous devez forcer tous les jours pour fermer, il y a un problème de réglage.
Peut-on installer une cornière anti-pince soi-même ?
Techniquement, certains bricoleurs peuvent être tentés de le faire. Mais ce n’est pas recommandé dans la plupart des cas.
La difficulté ne vient pas seulement du vissage. Elle vient du diagnostic. Il faut savoir où renforcer, quel profil choisir, comment éviter les frottements, comment respecter le fonctionnement de la serrure et comment ne pas fragiliser la porte.
Une mauvaise pose peut donner une impression de sécurité sans réelle efficacité. Elle peut aussi abîmer la porte, empêcher une fermeture fluide ou créer un point de contrainte.
Sur une porte d’entrée, surtout à Paris ou en copropriété, mieux vaut faire intervenir un professionnel. C’est encore plus vrai si la cornière est posée avec une serrure multipoint ou dans le cadre d’un blindage.
Pour une demande personnalisée, le plus simple reste de passer par la page contact et devis gratuit afin de faire vérifier la porte sur place.
Cornière anti-pince et assurance habitation
Les assureurs peuvent avoir des exigences différentes selon les contrats. Certains demandent une serrure avec un niveau de sécurité précis. D’autres imposent une porte renforcée ou une serrure multipoint pour certains biens assurés.
La cornière anti-pince peut améliorer la sécurité, mais elle ne remplace pas une certification de serrure ou de bloc-porte. Si votre contrat exige une serrure A2P ou une porte blindée certifiée, il faut respecter cette exigence.
C’est pour cela qu’il faut distinguer le renfort utile du niveau officiellement reconnu. Une cornière est un élément de protection. Une certification A2P repose sur des essais et des critères précis. Le CNPP indique que la certification A2P est notamment obtenue après des essais en laboratoire et un audit du ou des sites de fabrication.
Avant d’investir, il est donc conseillé de vérifier votre contrat d’habitation. Un serrurier pourra ensuite vous orienter vers la solution cohérente : simple renfort, changement de serrure, blindage ou porte blindée.
Quel prix pour une cornière anti-pince ?
Le prix dépend de nombreux éléments. Il n’existe pas de tarif unique valable pour toutes les portes.
Les principaux critères sont :
le nombre de côtés à protéger ;
le type de cornière ;
la matière et l’épaisseur ;
l’état de la porte ;
les réglages nécessaires ;
la complexité de pose ;
la présence d’une serrure multipoint ;
la nécessité ou non d’un blindage complémentaire.
Une simple cornière côté serrure coûtera moins cher qu’une protection périphérique complète. Une porte ancienne demandera parfois plus d’ajustements qu’une porte récente. Une intervention avec remplacement de serrure sera aussi plus complète.
Le bon réflexe consiste à demander un devis après diagnostic. C’est plus sérieux qu’un prix annoncé sans voir la porte. Nous proposons un devis gratuit et sans engagement grâce à notre boutique située au 78 Cours de Vincennes à Paris.
Cornière anti-pince ou porte blindée : que choisir ?

Le choix dépend de votre porte actuelle, de votre budget et du niveau de sécurité recherché.
Choisir une cornière anti-pince
La cornière anti-pince est intéressante si votre porte est encore saine, si vous voulez renforcer une zone précise, ou si vous cherchez une amélioration sans remplacer tout l’ensemble.
Elle convient bien aux portes anciennes qui méritent d’être conservées, notamment lorsqu’elles ont un intérêt esthétique ou qu’une copropriété impose de garder l’aspect côté palier.
Choisir un blindage
Le blindage est plus complet. Il permet de renforcer la porte existante avec une tôle d’acier, une serrure adaptée, des renforts et des protections périphériques. Il conserve souvent l’apparence extérieure, ce qui est pratique en immeuble.
OFIP décrit le blindage parisien comme une solution qui renforce la porte existante avec une tôle acier côté intérieur, un pivot de sol et des cornières anti-dégondage, tout en préservant l’aspect extérieur côté palier.
Choisir une porte blindée
La porte blindée est la solution la plus globale. Elle remplace l’ensemble par un bloc-porte conçu pour résister : porte, bâti, serrure et renforts. Elle est souvent recommandée lorsque la porte actuelle est trop faible ou lorsque le niveau de sécurité attendu est élevé.
Les erreurs à éviter avant d’installer une cornière anti-pince
La première erreur consiste à renforcer uniquement l’apparence. Une cornière visible peut rassurer, mais elle doit surtout être bien choisie et bien posée.
La deuxième erreur consiste à oublier la serrure. Une porte avec cornière mais avec une serrure ancienne reste vulnérable. Il faut toujours vérifier le verrouillage.
La troisième erreur consiste à négliger le cylindre. Un cylindre trop exposé peut devenir le point faible principal, même si le contour de porte est protégé.
La quatrième erreur consiste à poser une cornière sur une porte très abîmée. Si la structure est trop fragile, il faut envisager une solution plus sérieuse.
La cinquième erreur consiste à ignorer la copropriété. Avant de modifier l’apparence d’une porte côté palier, il est prudent de vérifier les règles de l’immeuble.
Enfin, il ne faut pas choisir uniquement au prix. Une protection de porte doit être durable, propre et adaptée. Une pose approximative peut coûter plus cher à long terme.
Comment entretenir une porte équipée de cornières anti-pinces ?
L’entretien est simple, mais important.
Il faut vérifier régulièrement que la porte ferme sans frottement. Si vous sentez une résistance inhabituelle, il peut y avoir un réglage à faire. Il ne faut pas forcer, car cela peut fatiguer la serrure ou les points de fermeture.
Il faut aussi surveiller les visseries visibles. Si une fixation bouge, il faut intervenir rapidement. Une cornière doit rester parfaitement solidaire de son support.
La serrure doit également être entretenue avec un produit adapté. Il ne faut pas utiliser n’importe quelle graisse, car certains produits encrassent les mécanismes.
Enfin, après un choc, une tentative d’effraction ou un affaissement de porte, il faut faire contrôler l’ensemble. Une cornière peut sembler en place, mais la porte ou le bâti peut avoir bougé.
Cornière anti-pince : une solution discrète mais stratégique
La cornière anti-pince est souvent moins connue qu’une serrure multipoint ou qu’une porte blindée. Pourtant, elle joue un rôle important dans la protection d’une porte.
Elle répond à une logique simple : empêcher l’outil d’entrer dans la zone sensible. En sécurité, ce sont parfois les détails qui font la différence. Un petit espace autour d’une porte peut devenir un vrai point faible. Une cornière bien posée peut réduire ce risque.
Elle est particulièrement pertinente pour les portes anciennes, les appartements en copropriété, les portes déjà marquées par une tentative d’effraction ou les logements qui nécessitent un renforcement progressif.
Mais elle doit rester intégrée à une réflexion globale. Une porte sécurisée doit être cohérente du cylindre jusqu’au bâti. Chaque élément doit renforcer les autres.
FAQ sur les cornières anti-pinces
Une cornière anti-pince empêche-t-elle totalement une effraction ?
Non. Elle ne rend pas une porte inviolable. Elle complique l’introduction d’un outil et augmente la résistance de la porte. Son rôle est de retarder et de décourager.
Peut-on poser une cornière anti-pince sur toutes les portes ?
Pas toujours. Cela dépend de la porte, du bâti, du sens d’ouverture et de l’espace disponible. Un diagnostic est nécessaire pour choisir la bonne solution.
Une cornière anti-pince remplace-t-elle une serrure multipoint ?
Non. Elle complète la serrure, mais ne la remplace pas. La serrure assure le verrouillage. La cornière protège l’accès mécanique aux zones sensibles.
Est-ce utile sur une porte blindée ?
Une vraie porte blindée possède déjà ses propres protections intégrées. Sur certaines portes renforcées ou anciens blindages, un serrurier peut toutefois vérifier si une protection complémentaire est utile.
Est-ce visible ?
Oui, selon le modèle et la pose. Mais les finitions peuvent être propres et discrètes. En copropriété, il faut faire attention à l’aspect côté palier.
Faut-il poser une cornière côté serrure ou sur tout le tour ?
Cela dépend du niveau de risque et de la configuration. Une protection côté serrure peut suffire dans certains cas. Une protection périphérique est plus complète.
Une cornière anti-pince protège-t-elle aussi contre le dégondage ?
Pas toujours. Certaines protections sont pensées pour limiter l’effet de levier. D’autres renforts visent le dégondage. Les deux sujets sont liés, mais les pièces peuvent être différentes.
Que faire après une tentative d’effraction ?
Il faut faire vérifier la porte, la serrure, le cylindre, la gâche et le bâti. Ensuite, le serrurier pourra proposer une réparation, une cornière, un blindage ou un remplacement selon les dégâts.
Faire poser une cornière anti-pince à Paris
Installer une cornière anti-pince est une bonne décision lorsque la porte présente un point faible sur son contour. C’est une solution concrète, compréhensible et souvent très pertinente pour renforcer une porte existante.
Mais le plus important reste le diagnostic. Avant de poser un renfort, il faut savoir ce que l’on protège. Une bonne intervention doit tenir compte de la serrure, du cylindre, du bâti, des paumelles, du type de porte et des contraintes de l’immeuble.
OFIP Serrurerie accompagne les particuliers, les entreprises et les copropriétés pour sécuriser leurs accès à Paris et en Île-de-France. Pour une porte ancienne, une serrure fatiguée, un projet de blindage ou une protection après une tentative d’effraction, vous pouvez demander un conseil personnalisé via la page de contact d’OFIP Serrurerie.
Une cornière anti-pince n’est pas seulement un morceau de métal ajouté sur une porte. C’est un élément de protection qui, bien choisi et bien posé, peut renforcer sérieusement la sécurité de votre logement.
